Les délégués déroulent des traités de paix tachés sur des tables en noyer.
Les portes en acajou du centre de conférences d'État s'ouvrirent tard mardi soir, laissant échapper un murmure de délégués épuisés après soixante-douze heures d'attente, enfermés dans des négociations bilatérales tendues. Dehors, sur l'esplanade pavée, les journalistes internationaux ajustaient leurs trépieds contre la brise fraîche du soir, attendant le communiqué ministériel habituel qui annoncerait soit une percée historique, soit un nouvel échec diplomatique. À l'intérieur, l'air était imprégné d'odeurs de café froid, d'encre d'imprimante et de la tension palpable des délégations rivales échangeant des brouillons de parchemins abondamment annotés. Cette scène s'est répétée dans diverses capitales européennes neutres au cours des dix-huit derniers mois, témoignant d'un marathon diplomatique exténuant visant à mettre fin à l'un des conflits territoriaux les plus insolubles de la décennie. Au cœur de ces sommets à huis clos se t...