Le budget de la défense refait surface : les réformes d’acquisition abandonnées pour 2027
L'une des principales choses qui fait son retour est une règle obligeant les entrepreneurs à être transparents avec le Pentagone si les prix flambent. Il s'agit d'un système d'avertissement préalable si le coût d'un produit ou d'un service dépasse de plus de 25 % le prix proposé, ou de 50 % le prix récemment payé par le gouvernement. Ceci concerne particulièrement les contrats pour lesquels il n'y a pas eu de forte concurrence. Si les entreprises ne signalent pas l'augmentation de prix dans les 30 jours suivant sa découverte, l'Agence d'audit des contrats de défense en sera informée. Cela semble équitable, n'est-ce pas ? C'est une mesure visant à mettre fin à toute pratique de surfacturation.
Une autre idée, abandonnée l'année dernière mais remise sur la table, consiste à empêcher les entreprises de modifier les données relatives aux coûts et aux prix *après* la conclusion d'un accord sur le prix du contrat. Le Sénat souhaite s'assurer que le ministère de la Défense dispose de toutes les informations tarifaires fiables dès le départ.
Et tenez-vous bien : le « droit à la réparation » est également de retour ! C'est là que les choses risquent de se compliquer, car les organisations professionnelles n'avaient pas vraiment accueilli favorablement cette mesure la dernière fois. Le Sénat propose que les droits d'accès aux ressources techniques et logicielles à des fins gouvernementales soient la norme. Concrètement, à moins que les prestataires ne puissent justifier un contrôle plus strict, l'État bénéficierait d'un accès accru pour des opérations et une maintenance notamment en cas d'urgence. La Chambre des représentants étudie également une proposition similaire.
Le projet de loi de 2026 visait principalement à faciliter l'acquisition de produits commerciaux par le Pentagone. À présent, le Sénat souhaite exercer une pression sur les responsables des acquisitions en retenant une partie de leur budget de déplacement jusqu'à ce qu'ils rendent compte de la mise en œuvre concrète d'une nouvelle stratégie logicielle. Ils veulent savoir si le Pentagone privilégie réellement les méthodes d'achat commerciales pour le développement de logiciels. Ils insistent également sur une plus grande transparence concernant les « accords de transactions autres » (OTA), et souhaitent que ceux qui sont attribués soient rendus publics. De plus, ils veulent que le Pentagone crée un tableau de bord de données sophistiqué pour suivre les performances des différents programmes d'acquisition, en mettant l'accent sur les coûts, les échéanciers et la concurrence. Ils souhaitent même faire appel à des experts du secteur commercial pour contribuer à l'élaboration des stratégies et former les responsables des contrats. Il semble que le projet de loi de 2027 vise réellement à élargir la portée des réformes. Il ne s'agit pas seulement de la manière dont le Pentagone effectue ses achats, mais aussi de la manière dont il développe et collabore avec l'ensemble du secteur de la défense. Cela pourrait avoir un impact considérable sur les pratiques du secteur de la défense à l'avenir.
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